Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a animé ce vendredi 24 juillet 2026 un point de presse consacré aux opérations de contrôle des unités de production engagées depuis plusieurs mois par son département. Objectif : renforcer la protection des consommateurs et assurer le respect des normes sanitaires et de qualité sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a rappelé que la santé publique demeure une priorité absolue et « n’est pas négociable », soulignant qu’elle constitue le socle du développement économique et social du pays. Les missions d’inspection, menées en collaboration avec les services techniques compétents de l’État, sont déployées aussi bien à N’Djamena que dans les provinces afin d’assainir le marché et garantir aux consommateurs des produits conformes aux exigences réglementaires.
Dr Guibolo Fanga Mathieu a précisé que ces contrôles ne visent pas à pénaliser les entreprises, mais à accompagner le tissu industriel national dans sa modernisation, à renforcer sa compétitivité et à le préparer aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
Chronologie de la suspension de l’eau « C’est Bon »
Répondant aux interrogations du public, le ministre a retracé la chronologie ayant conduit à la suspension puis à la réautorisation de la commercialisation de l’eau en bouteille « C’est Bon ».
- Le 14 avril 2026, une mission d’inspection du CECOQDA a relevé une eau fortement déminéralisée, après plusieurs constats de non-conformité en 2022 et 2023.
- Le 17 avril, une commission regroupant le CECOQDA, l’ATNOR, le Laboratoire national des eaux, la Police sanitaire et le ministère du Commerce a décidé du retrait immédiat des produits concernés et de la suspension de leur distribution.
- Les analyses complémentaires du 27 avril ont établi que l’eau était faiblement minéralisée, avec une qualité microbiologique jugée satisfaisante.
- Pour garantir une expertise indépendante, le gouvernement a sollicité l’ANSSEPS du Burkina Faso. Son rapport, remis le 4 juin, a confirmé la conformité de l’eau aux exigences sanitaires.
- Le 9 juin, un bulletin d’analyse a autorisé sa commercialisation sous l’appellation « eau pure ».
- Après un constat d’huissier le 2 juillet attestant du retrait des lots incriminés, la suspension a été levée le 3 juillet 2026.
Le ministre a toutefois rappelé que tous les lots produits entre le 17 avril et le 3 juillet 2026 restent strictement interdits à la commercialisation et à la consommation, toute infraction étant passible de sanctions prévues par la loi.
Appel à la vigilance
En conclusion, Dr Guibolo Fanga Mathieu a invité les opérateurs économiques à renforcer leurs dispositifs internes de contrôle de qualité, à respecter rigoureusement les normes d’hygiène et les exigences techniques, et à collaborer pleinement avec les services de contrôle de l’État.
Il a également exhorté les consommateurs à faire preuve de vigilance et à signaler sans délai aux autorités compétentes tout produit suspect ou présentant un doute quant à sa qualité.
À travers cette communication, le ministère du Commerce et de l’Industrie réaffirme sa volonté de protéger la santé des consommateurs tout en accompagnant le développement d’une industrie nationale conforme aux standards de qualité et de compétitivité.
Kouchakbe ZP
