A travers un point de presse animé ce 3 septembre 2026 au CEFOD, le collectif des avocats du Sénateur Ibrahim Wanglaouana Foullah Norbert s’est indigné contre la procédure d’instruction visant leur client, qualifiant cette démarche de « balourdise ».
En effet, les faits remontent au 29 juin dernier. A l’occasion d’une séance d’interpellation du ministre de la Jeunesse et des Sports Naïr Abakar à l’hémicycle du Sénat, le parlementaire aurait tenu des propos visant la fédération tchadienne de football. Pour ses conseils, la procédure actuelle ne tient pas la route, rappelant qu’un élu ne peut être inquiété pour des opinions émises dans l’exercice de son mandat.
Afin de démontrer le bien-fondé de l’immunité parlementaire dont bénéficie leur client, Me Sirina Jean a invoqué les dispositions de l’article 118 de la Constitution tchadienne qui dispose qu’« aucun parlementaire ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé pour des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». De surcroît, l’article 47 alinéa 5 du Règlement intérieur du Sénat réitère que « l’immunité parlementaire repose sur deux composantes, à savoir l’irresponsabilité et l’inviolabilité ».
Dès lors, les avocats estiment qu’une association sportive, même investie d’une mission de service public, n’a pas qualité pour convoquer un sénateur pour des propos tenus à l’hémicycle. « Le véritable débat résiderait ailleurs qu’au Sénat », a tranché le collectif, tout en invitant la fédération tchadienne de football à revoir sa démarche.
VT
