La Chambre d’instruction de la commission de discipline et d’éthique de la Fédération tchadienne de football association (FTFA) a adressé une lettre au président de Foullah Édifice FC, Foullah Ibrahim Wang Laouna. Motif : des propos jugés diffamatoires tenus au Sénat le 29 juin 2026 contre la FTFA et son président. La commission, autosaisie, exige désormais des preuves écrites dans un délai de huit jours.
Zen Faya
Pour les juristes, cette procédure est un non sens. L’article 118 de la Constitution protège les parlementaires : aucun élu ne peut être poursuivi pour ses opinions exprimées dans l’exercice de ses fonctions. Si Foullah est sénateur, la FTFA viole clairement ce principe. Et même s’il est simple citoyen, l’article 28 garantit la liberté d’opinion et d’expression. Autrement dit : cette démarche disciplinaire est juridiquement bancale.
Une guéguerre stérile
Au lieu de bâtir une stratégie pour développer le football tchadien, la FTFA s’enlise dans des querelles inutiles. « Taher Oloy Hassan ne cherche pas à avancer. Il s’accroche à des polémiques pour rien », dénonce un ancien cadre. Ses attaques passées contre des joueurs internationaux, suivies de excuses publiques, prouvent son penchant pour les sorties hasardeuses.
Le football mérite mieux
Taher Oloy Hassan n’est pas ministre des Sports et ne peut régler ses comptes par des procédures disciplinaires douteuses. À l’évidence, il doit se ressaisir. Le football tchadien a besoin de stabilité, de vision et d’un leadership tourné vers l’avenir. Pas de coups d’éclat médiatiques ni de règlements de comptes.
