Le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le Pr Abderahim Awat Atteib, a animé, ce jeudi 15 octobre, une conférence de presse dans la salle de réunion de son département ministériel. Cette rencontre avec les médias avait pour objectif de présenter les grandes lignes de la deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad, prévue du 4 au 10 novembre à la place de la Nation.
Placée sous le thème « Promouvoir le cheptel tchadien, c’est bâtir l’élevage de demain », cette deuxième édition ambitionne de contribuer au développement du secteur en réunissant les différents acteurs de la filière. Il s’agit notamment des éleveurs, des organisations professionnelles, des producteurs, des transformatrices et transformateurs, des fermiers, des grossistes-répartiteurs et distributeurs de médicaments vétérinaires, des administrateurs publics, des chercheurs, des entreprises, des investisseurs ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L’objectif est de mettre en lumière le potentiel du secteur, de faire connaître les possibilités concrètes de développement et de promouvoir les opportunités d’investissement dans l’élevage au Tchad.
Selon le ministre, cette édition ambitionne de réunir au moins 200 animaux représentatifs du cheptel national, de mobiliser les acteurs des 23 provinces du pays et d’organiser six sessions scientifiques et techniques. Ces activités devraient favoriser les échanges d’expériences, le partage des connaissances et la réflexion sur les perspectives de développement du secteur.
Plusieurs concours sont également prévus, notamment dans les catégories des meilleurs animaux laitiers, des aptitudes bouchères, de la beauté équine et de l’excellence zootechnique. Ces compétitions permettront de valoriser la qualité des animaux, de promouvoir les bonnes pratiques d’élevage et de mettre en avant les initiatives innovantes dans le domaine. Une attention particulière sera accordée aux conditions d’accueil des animaux ainsi qu’au respect des exigences de biosécurité.
À cette occasion, le ministre a lancé un appel aux entreprises, aux organisations internationales, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’aux institutions concernées, les invitant à soutenir cette initiative en fonction de leurs moyens et de leurs domaines d’intervention.
« Leur contribution multidimensionnelle aidera à créer les conditions d’une manifestation utile au secteur et porteuse de perspectives durables », a-t-il souligné.
Par ailleurs, les données présentées par le ministre mettent en évidence l’importance du potentiel pastoral tchadien. Le pays disposerait de 84 millions d’hectares de pâturages naturels et d’un cheptel camelin estimé à 11 391 044 têtes, ce qui le placerait au premier rang mondial dans cette catégorie, selon les chiffres avancés. Le cheptel national compterait également 37 513 798 volailles.
Ces ressources constituent un atout majeur pour le développement de l’élevage, la création de valeur ajoutée et le renforcement de la contribution du secteur à l’économie nationale.
Bolingagne Emilienne
