Accusée de porter atteinte à l’écosystème dans le département de Ngourkosso, l’entreprise Etablissement Groupe Suprême Services (EGSS) sort du silence. À travers un démenti formel, son Directeur Général MBAÏNGUESSEM Patrice défend le professionnalisme d’un acteur clé de la gestion des déchets au Tchad.
Une expertise éprouvée au service de l’environnement
L’Établissement Groupe Suprême Services (EGSS) n’est pas un nouveau venu dans le secteur. Détentrice d’un agrément officiel délivré par le Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, l’entreprise déploie son savoir-faire depuis plus d’une décennie. Active dans les secteurs pétrolier, industriel et humanitaire, elle s’est imposée comme une référence dans la gestion des déchets dangereux et non dangereux sur l’ensemble du territoire national.
La réalité des faits à Saar-Goyen
Face à la vague de dénigrements qu’elle subit actuellement, la direction d’EGSS tient à apporter des précisions techniques sur ses opérations dans le département de Ngourkosso. L’entreprise y gérait un centre de tri provisoire à Saar-Goyen, un espace sécurisé et conforme aux standards internationaux.
Ce site recevait exclusivement des déchets organiques ménagers en provenance de la compagnie pétrolière OPIC, via son sous-traitant GWDC. Loin de constituer une menace, ces résidus étaient valorisés en compost, puis redistribués gratuitement aux maraîchers locaux pour l’amendement de leurs sols de culture. Cette activité s’inscrivait strictement dans le cadre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) de l’opérateur pétrolier.
Un processus sous haute surveillance
EGSS rappelle que ses activités ne s’exercent pas en vase clos. Elles bénéficient de la supervision constante du Comité Technique National de Suivi et de Contrôle des Aspects Environnementaux des Projets Pétroliers (CTNSC). À ce jour, aucun incident environnemental n’a été signalé. Mieux encore, aucune sanction pour non-conformité n’a jamais été notifiée à l’entreprise par les autorités de tutelle ou par le département Hygiène, Sécurité et Environnement (HSE) de la compagnie OPIC.
Une délocalisation mal interprétée
La polémique semble être née au moment où la société a décidé de délocaliser ses installations vers un nouveau site, encore mieux aménagé et répondant aux dernières exigences technologiques. C’est lors de ce transfert que des accusations de pollution ont surgi, provoquant le déplacement du délégué provincial du Ministère de l’Environnement.
« La protection de l’environnement est une préoccupation majeure des plus hautes autorités du pays, et EGSS ne saurait se mettre en retrait de cette politique salutaire pour les générations actuelles et futures », martèle la direction générale.
Un démenti formel
EGSS apporte un démenti catégorique à toute allégation de pollution liée à ses activités dans le département de Ngourkosso. Réaffirmant son engagement pour un Tchad vert et durable, l’entreprise se dit disposée à tout débat constructif et à toute expertise visant à prouver l’intégrité de ses méthodes de travail.
Juda Allahondoum
