La filière cotonnière tchadienne affiche des signaux positifs en ce début de campagne 2026-2027. Avec 214 000 hectares emblavés, soit une progression de 42 % par rapport à l’année précédente, le secteur confirme sa vitalité et son rôle stratégique dans l’économie nationale. Ce bond en avant traduit la résilience des producteurs face aux aléas climatiques et l’efficacité des mécanismes d’accompagnement mis en place par la Cotontchad SN.
Afin d’absorber cette montée en puissance, la Cotontchad SN a renforcé son dispositif logistique et industriel :
- Distribution d’engrais NPKSB, urée, semences délintées et non délintées.
- Mise à disposition d’insecticides, herbicides et retardateurs de croissance.
- Acquisition de 13 polybennes pour le transport du coton graine.
- Investissements de plusieurs milliards dans la maintenance des usines d’égrenage, de l’huilerie-savonnerie et dans l’énergie.
Ces choix traduisent selon les responsables, une volonté claire : sécuriser la chaîne de valeur et garantir la compétitivité du coton tchadien sur les marchés internationaux.
Leçons de la campagne 2025-2026
La précédente campagne avait déjà marqué une étape avec 150 000 hectares emblavés et 75 300 tonnes de coton graine produites, soit une hausse de 34 % par rapport à 2024-2025. Les rendements, oscillant entre 500 et 700 kg/ha, ont atteint plus de 1 000 kg/ha chez les producteurs respectant les itinéraires techniques.
Le directeur général de Cotontchad SN, Ibrahim Malloum, avait salué ces performances tout en soulignant que la marge de progression restait considérable.
La campagne actuelle n’est pas exempte de difficultés : retard des pluies dans l’Est et la Kabia, irrégularités pluviométriques ailleurs. Mais la gestion proactive des équipes de terrain et l’adaptabilité des producteurs ont permis de maximiser les surfaces emblavées.
Au-delà des chiffres, l’enjeu est structurel : consolider la filière par des investissements pérennes en eau, énergie et infrastructures, afin de réduire la dépendance aux aléas climatiques.
Un signal fort pour l’économie nationale
Le coton reste une culture stratégique pour le Tchad, génératrice de devises et d’emplois. Les résultats de cette campagne de semis envoient un message clair : la filière est sur une trajectoire ascendante. Les marchés attendent désormais la confirmation de ces promesses lors des récoltes, avec l’espoir d’une consolidation durable de la place du coton tchadien dans l’économie régionale et mondiale.
JA
