La Coalition pour sauver la démocratie au Tchad (COSADT), un regroupement de partis politiques, plaide pour l’ouverture rapide d’un dialogue politique. L’annonce a été faite ce jeudi 27 août 2026, par son coordonnateur, Izadine Ahmat Tidjani, lors d’un point de presse tenu à la salle multimédia de la Télévision Al Nassr.
Cette communication intervient dans le sillage de la grâce accordée le 14 août dernier à neuf figures de l’opposition. Pour la COSADT, cette mesure présidentielle ne traduit pas une faiblesse, mais constitue un geste de hauteur politique. « Nous saluons cet acte qui marque une étape essentielle vers la décrispation du climat politique et la réconciliation nationale », a souligné Izadine Ahmat Tidjani, rappelant l’aspiration des citoyens à l’apaisement. « Mais l’apaisement ne se décrète pas : il se construit autour d’une table où chaque acteur a sa place. », affirme le coordonnateur de la COSADT, Izadine Ahmat Tidjani.
Des exigences concrètes pour la stabilité et la gouvernance
Afin de concrétiser cette dynamique, la COSADT formule plusieurs attentes prioritaires à l’endroit du gouvernement à savoir un dialogue inclusif et impartial entre le pouvoir et l’opposition ; un calendrier clairdédié au dénuement progressif des tensions politiques ; la protection renforcée des libertés publiques et la garantie de débats démocratiques sereins.
Sur le volet de la gouvernance, la COSADT insiste sur la nécessité de consolider l’État de droit et de restaurer la confiance citoyenne. Elle réclame un renforcement immédiat des moyens de l’Agence Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC), passant par une véritable autonomie budgétaire et institutionnelle, des pouvoirs d’enquête élargis et un statut protecteur pour les lanceurs d’alerte. « La lutte contre la corruption doit être effective, impartiale et visible, sans jamais servir d’instrument de pression politique », a conclu le coordonnateur de la coalition.
Djasrabé Ndingamndôh
