Pendant que la majorité des structures marchandes proposent des activités payantes inaccessibles aux familles modestes, le Centre culturel Koulsy Lamko (porté par la Compagnie théâtrale Hadre Dounia, sise au quartier Habbena à N’Djamena) fait de la résistance. Depuis le 10 août dernier, ce haut lieu de l’altruisme accueille la 6e édition de sa colonie de vacances entièrement gratuite.
Portée par une vision profondément humaniste et dirigée avec passion par Jean Kevin Ngangnodji alias Hadre Dounia Wittack, cette initiative offre à des dizaines d’enfants, d’adolescents et de jeunes un espace précieux d’apprentissage aux petits métiers, de loisirs et d’épanouissement.
Une alternative salvatrice contre l’oisiveté
Dans une capitale où les grandes vacances riment trop souvent pour les jeunes foyers avec l’ennui et le désœuvrissement par manque de moyens, ce centre culturel incarne une exception salutaire.
Loin des salles de classe traditionnelles, les participants développent des compétences pratiques essentielles pour leur avenir par l’apprentissage de petits métiers favorisant l’autonomie future ; la Stimulation de la créativité à travers l’art, le théâtre et l’expression, le Renforcement de la confiance en soi et du vivre-ensemble ; Valorisation du temps libre transformé en opportunité d’insertion.
Le défi des maigres moyens : Un cri d’alarme et un plaidoyer
Le slogan de cette édition, « Tout donner avec le cœur », résonne comme un magnifique manifeste. Cependant, la dure réalité du terrain rattrape la noble ambition de ses promoteurs.

Aujourd’hui, faire fonctionner un tel vivier d’apprentissage sans aucun soutien financier régulier relève de l’exploit quotidien. Le matériel s’use, les besoins logistiques s’accroissent et la volonté des encadrants, bien qu’inébranlable, se heurte à des limites matérielles conséquentes pour assurer la formation des jeunes.
Plaidoyer urgent aux autorités et aux âmes de bonne volonté
Il est de la responsabilité collective de préserver ce patrimoine éducatif et social. Le gouvernement, à travers les Ministères de la Jeunesse et des Sports et celui du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisat, les institutions publiques, ainsi que les opérateurs économiques et les mécènes, doivent se mobiliser. Aider le Centre Koulsy Lamko, c’est investir directement dans la jeunesse tchadienne et lutter contre la précarité par l’éducation.
DN
