Tchad : Un consortium international s’attaque au défi de la sécurisation foncière

Réunis ce 27 janvier 2026 à N’Djamena, Oxfam, Kadaster et la FAO ont officiellement lancé les activités du projet d’amélioration de la gouvernance foncière. Financée par les Pays-Bas, cette initiative pilote vise à transformer la gestion des terres dans le 7e arrondissement et le Bahr Linia pour en faire un levier de paix sociale.

C’est le prestigieux cadre de l’hôtel Radisson Blu qui a servi de décor, ce mardi matin, à la réunion de pilotage d’un projet ambitieux pour le paysage socio-économique tchadien. Intitulé « Amélioration de la gouvernance foncière locale au Tchad », ce programme est porté par un consortium de poids : l’ONG Oxfam (chef de file), l’agence foncière néerlandaise Kadaster et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Deux zones pilotes pour une innovation majeure

Le projet cible prioritairement deux localités stratégiques : la commune du 7e arrondissement de N’Djamena et le département du Bahr Linia. L’enjeu est de taille : instaurer un système de sécurisation foncière « innovant, adaptatif et inclusif ». Une première au Tchad, rendue possible grâce au soutien financier du Royaume des Pays-Bas, via l’Agence néerlandaise pour l’entreprise (RVO).

La rencontre a réuni un panel diversifié d’acteurs, incluant des experts internationaux, des chefs d’entreprises et les autorités communales, tous mobilisés autour d’un objectif commun : assurer une gestion équitable des terres et des ressources naturelles.

Le foncier, pilier de la stabilité nationale

Pour les initiateurs, la sécurisation des droits fonciers — en particulier pour les groupes les plus vulnérables — est le moteur indispensable de la sécurité alimentaire et de la cohésion sociale. Présent lors de la cérémonie, Floris Van Eijk, représentant du Royaume des Pays-Bas, a souligné l’importance cruciale de cette thématique.

Selon lui, la question foncière est au cœur même du développement et de la stabilité du pays. « Une gouvernance foncière claire, équitable et transparente permet de réduire les conflits, de sécuriser les droits des communautés et de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions », a-t-il rappelé.

En s’attaquant aux racines des litiges fonciers par une approche locale et participative, le consortium espère non seulement protéger les moyens de subsistance des populations, mais aussi favoriser un climat propice aux investissements durables au Tchad.

Lonodji Olympe

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