Amina Priscille Longoh : Une étoile montante au quai d’Orsay

À seulement 34 ans, le parcours d’Amina Priscille Longoh ressemble à une ascension fulgurante, marquée par une volonté de fer et un sens aigu de l’engagement social. Avant de devenir la première femme à représenter le Tchad à Paris, elle s’est imposée comme l’une des figures les plus dynamiques du paysage politique tchadien.

Originaire de la province du Logone Occidental, elle fait ses premières armes dans le secteur privé (notamment chez Glencore) avant de se consacrer à l’humanitaire. En 2016, elle fonde l’organisation « Cri de Cœur », une fondation dédiée à l’aide aux femmes et aux enfants vulnérables. Ce passage par le social forgera son image de femme proche des réalités du terrain.

Sa carrière politique prend un tournant décisif en 2020 lorsqu’elle entre au gouvernement en tant que Ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de la Petite Enfance. Elle y a mené des réformes courageuses, notamment en faveur de l’autonomisation des femmes et de la lutte contre les violences basées sur le genre. Sa capacité à porter la voix du Tchad dans les instances internationales a sans doute pesé dans le choix du Chef de l’État pour ce poste diplomatique de premier plan.

Un profil « multitâche » pour un poste stratégique

Polyglotte, communicante hors pair et rompue aux rouages de l’administration, Amina Priscille Longoh arrive à Paris avec une double casquette : celle d’une diplomate chevronnée et celle d’une militante du progrès social. Sa mission est claire : rajeunir l’image du Tchad à l’étranger et transformer la relation franco-tchadienne en un partenariat d’avenir.

​En franchissant les portes de l’ambassade au 65 rue des Belles Feuilles à Paris, elle ne porte pas seulement les espoirs d’une génération, mais le symbole d’un Tchad qui change de visage.

Focus : Les attentes d’une Diaspora en quête de proximité

​La nomination d’Amina Priscille Longoh suscite un immense espoir au sein de la communauté tchadienne de France, l’une des plus importantes et dynamiques d’Europe. Longtemps perçue comme un simple relais administratif, l’Ambassade est aujourd’hui appelée à devenir une véritable « Maison commune ».

​Quels sont les chantiers prioritaires pour la nouvelle Ambassadrice ?

​L’amélioration des services consulaires : La simplification des procédures de délivrance des passeports et des documents d’état civil reste la demande numéro un. La diaspora attend une administration plus fluide, numérique et réactive.

​L’accompagnement des compétences : Entre entrepreneurs, chercheurs, étudiants et cadres de haut niveau, le Tchad dispose d’un « réservoir de cerveaux » en France. L’enjeu sera de créer des ponts concrets pour que ces talents puissent investir ou transférer leur savoir-faire au pays.

​La protection et l’écoute : Face aux difficultés administratives ou sociales que peuvent rencontrer certains compatriotes, la Diaspora attend de sa représentante une écoute active et une protection diplomatique renforcée.

​En plaçant la Diaspora dans ses premières déclarations, Amina Priscille Longoh a posé les jalons d’une diplomatie de proximité. La réussite de sa mission se mesurera aussi à sa capacité à réconcilier tous les fils et filles du Tchad avec leur représentation diplomatique.

Juda Allahondoum

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com