C’est un plafond de verre qui vient de voler en éclats. En nommant Amina Priscille Longoh au poste d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire auprès de la République française, le Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ne signe pas seulement un décret de nomination ; il écrit une nouvelle page de l’histoire diplomatique du Tchad.
Pour la première fois, une femme représentera les intérêts de notre pays à Paris, l’un des postes les plus stratégiques de notre diplomatie. Ce choix est un signal fort envoyé à la communauté internationale et à la société tchadienne : celui d’un pays qui ose la modernité et qui place le mérite et le renouvellement générationnel au cœur de son action.
Au-delà du symbole, les défis qui attendent la nouvelle ambassadrice sont colossaux. Dans un contexte mondial en pleine mutation, sa mission sera de donner un nouveau souffle à des relations séculaires, tout en les adaptant aux réalités du XXIe siècle. Raffermir les liens avec la France, oui, mais sous le signe d’un partenariat mutuellement bénéfique et d’une coopération économique redynamisée.
Mais l’un des chantiers les plus attendus est sans doute celui de la Diaspora. En annonçant sa volonté de placer les Tchadiens de France au cœur de son action, Amina Priscille Longoh s’engage sur le terrain de la diplomatie de proximité. Notre diaspora est une ressource précieuse, un vivier de compétences qui ne demande qu’à être mieux accompagné et impliqué dans la construction nationale.
Celle qui a su imprimer sa marque dans ses précédentes fonctions ministérielles sait que cette nomination « l’oblige ». Le chemin est tracé : promouvoir nos valeurs, défendre notre souveraineté et faire rayonner le « beau et grand Tchad » sur la scène européenne.
L’histoire retiendra que 2026 fut l’année où le Tchad a confié ses clés diplomatiques à une femme. C’est un pari sur l’avenir, un pari sur le progrès social, qu’il nous appartient désormais de soutenir pour que ce succès soit celui de toute une nation.
Juda Allahondoum
