Formé le 6 février 2025, le gouvernement Allah-Maye II se veut une équipe d’action et de résultats. Mais qu’en est-il exactement sur le terrain ? Un regard critique sur ses réalisations au cours de l’année 2025 permet d’évaluer les ministres d’État, les ministres délégués et les secrétaires d’État.
Christian Allahndiguissem & Vladimir Toudjibé
Si certains ministres se sont démarqués positivement par leurs actions, d’autres se sont malheureusement illustrés par leur incompétence, leur laxisme ou leurs dérives, s’attirant une mauvaise réputation. D’autres, enfin, sont restés quasiment muets durant toute l’année.
Les ministres « visibles »
Parmi ceux qui ont insufflé un souffle nouveau à leur département en 2025 figurent : Dr Tom Erdimi, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, Hamid Tahir Nguilin, Dr Youssouf Tom, Dr Guibolo Mathieu Fanga, M. Passalé Kanabé Marcelin, Dr Abdelmadjid Abderahim, M. Koudar Amir Idriss, Mme Fatima Goukouni Weddey et Dr Ramatou Houtouin. Leur leadership et leur vision ont apporté des changements tangibles.
Dr Tom Erdimi (Enseignement Supérieur) : Véritable « maestro » des réformes, il a réussi à mettre fin à l’élasticité des années académiques en imposant le respect du calendrier. En 2025, il a porté une réforme structurelle majeure : la restructuration de l’Université Virtuelle du Tchad et la création de trois nouvelles universités (Bongor, Faya, Bol) et d’un institut (Massakory), renforçant ainsi la décentralisation éducative.
Dr Abdoulaye Sabre Fadoul (Affaires Étrangères) : Malgré une discrétion inhérente à la diplomatie, il a maintenu le Tchad sur la scène internationale. Le pays a participé activement aux grands sommets et a accueilli des événements majeurs (Semaine des investisseurs de la CEMAC, dialogue avec l’UE). Il a également restructuré la carte diplomatique en fonction des intérêts stratégiques du pays.
Hamid Tahir Nguilin (Finances) : Artisan du PND « Tchad Connexion 2030 », il a marqué l’année par la régularité du versement des salaires, le remboursement de la dette intérieure et la modernisation des comptes publics. Son soutien à l’écosystème des startups a également été remarqué.
Dr Youssouf Tom (Justice) : Sans langue de bois, il s’est attaqué au « système mafieux » au sein de la magistrature. Il a mis en place une commission de contrôle des détentions pour désengorger les prisons et a fait réviser plusieurs dispositions obsolètes des codes de procédure. Lire l’intégralité de la l’article dans la PARUTION 374 de LeVisionnaire.
